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Lettres de Cuba: Décembre 2018
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
La revue culturelle Lettres de Cuba est déjà en ligne avec son dernier numéro de l’année 2018.
Illustration par : Adrian Pellegrini

La revue culturelle Lettres de Cuba est déjà en ligne avec son dernier numéro de l’année 2018. Ce numéro est illustré avec les œuvres de l’artiste Adrian Pellegrini.

Le mois de décembre accueille le Festival du Nouveau Cinéma Latino-Américain à La Havane. Cette année, il y aura lieu la 40e édition qui rendra hommage au cinéaste cubain Tomás Gutierrez Alea. Les metteurs en scène, les comédiens, et surtout le public profiterons de cette rencontre qui permet de connaitre les nouveaux  films produits dans cette région de l’hémisphère.

Rencontre ouvre sa section avec l’article À propos d'un Festival de Graziella Pogolotti. L’intellectuelle cubaine souligne que : « La signification du Festival du Nouveau Cinéma dépasse de loin l'importance de son indiscutable impact local, Il s'inscrit dans un processus complexe de portée latino-américaine. Il comprend les rêves des artistes qui ont émergé au milieu du siècle dernier, la nécessité de conquérir un espace de visibilité pour la voix et l'image de notre Amérique afin de promouvoir le développement des authentiques cinématographies nationales. »

D’autre part, Mayte Madruga Hernández décrit le Corail comme un symbole que les invités ramènent chez eux comme un signe de la qualité de leurs films, mais aussi comme le souvenir d'un événement qui les attendent chaque année.

En Interview Tomás Gutiérrez Alea parle du film La mort d'un bureaucrate. C’est une entrevue faite le 14 juillet 1966 où le réalisateur  converse avec  Mario Rodríguez Alemán à propos de son film.

Lettres publie un extrait du roman Ékoué-Yamba-Ó de l’écrivain cubain Alejo Carpentier.

La  maison d’édition présente cette œuvre comme un « roman afro-cubain » et moderniste, c’est-à-dire d’avant-garde et traditionaliste, puisque pour son auteur la modernité dans la littérature latino-américaine est à chercher dans sa rencontre avec la culture africaine. C’est un roman d’apprentissage et d’initiation, ce qui vaut aussi bien pour l’écrivain que pour son personnage principal, qui découvrent leurs respectifs pouvoirs et limites face au monde où ils vivent.

C’est l’histoire de Menegildo Cué (qui se passe à Cuba entre 1909 et 1932), depuis sa naissance dans une case au milieu des champs de canne non loin de l’usine à sucre, et son adolescence parmi les autres exploités par les Yankees : Haïtiens, Jamaïcains, Polonais, Chinois etc., jusqu’à sa nouvelle vie en ville finalement marié à Longina et membre d'une confrérie « ñáñiga ».

Trésors offre les témoignages de Gutiérrez Alea lors de sa rencontre avec le Che dans la Sierra Maestra peu de temps après la victoire. Il allait diriger son premier film, Historias de la Revolución,  il cherchait du matériel pour développer ces histoires et le Che lui 'a raconté une bonne quantité d'anecdotes personnelles dans lesquelles le héros était toujours un autre combattant.

Arts propose l’article Un film impérissable : Mémoires du Sous-développement de Diana Castaños.  Le livre et le film montrent l'aliénation que souffre un intellectuel cubain au début du triomphe de la Révolution à Cuba, qui avait une position privilégiée dans la nouvelle société qui se forgeait : il n'avait pas besoin de travailler car il vivait de ses rentes.

L’écrivain Senel Paz est le scénariste du film Fresa y chocolate. Il raconte que la plupart des réalisateurs préfèrent que le scénariste reste loin du tournage, par contre, Tomás Gutierrez Alea lui a permis d’être un peu présent pendant la préparation de la mise en scène et durant le tournage.

Le critique du  cinéma Joel del Río affirme que Tomás Gutiérrez Alea n'a jamais été intéressé par la propagande politique ou l'élitisme, mais il s’est toujours prononcé avec passion en faveur de l'autonomie intellectuelle et des vertus de la connaissance.

Lire Martí publie le poème « Je veux sortir de ce monde », traduit de l’Espagnol par Armand Godoy et publié par  Èditions Bernard Grasset, Paris 1937.