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Lettres de Cuba: Décembre 2016
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Douleur profonde, sentiment du vide, une nouvelle qu’on ne veut pas croire. Fidel est décédé. Toute de suite, il nous pousse à travailler, à faire ce qu’il faut faire, accomplir notre devoir. Car Fidel est un exemple pour nous. On entend sa voix, on voit sa silhouette de loin sur la Place de la Révolution. C`est l’image qui reste parce que nous sommes tous Fidel.
Illustration par : artistes cubains

Douleur profonde, sentiment du vide, une nouvelle qu’on ne veut pas croire. Fidel est décédé. Toute de suite, il nous pousse à travailler, à faire ce qu’il faut faire, accomplir notre devoir. Car Fidel est un exemple pour nous. On entend sa voix, on voit sa silhouette de loin sur la Place de la Révolution  entouré des ses camarades, saluant  son peuple. C`est l’image qui reste parce que nous sommes tous  Fidel.

Alicia Alonso remercie Fidel pour le legs historique qu’il nous laisse, immense et profond et qu’il est également largement représenté dans la culture cubaine.

Frei Betto exprime que : « Avec Fidel disparaît le dernier grand leader politique du XXe siècle, et le seul qui a réussi à survivre plus de 50 ans à son œuvre : la Révolution Cubaine. »

Ignacio Ramonet souligne que. « Fidel est mort, mais il est immortel. Peu d’hommes ont connu la gloire d’entrer de leur vivant dans l’histoire et la légende. »

Salim Lamrani qualifie Fidel Castro comme un symbole de fierté, de dignité, de résistance et de loyauté aux principes et son prestige dépasse les frontières de sa terre natale pour rayonner à travers le monde.

La journaliste Marta Rojas raconte son expérience exceptionnelle d’avoir assisté au procès du Moncada en 1953.

Extrait du plaidoyer du procès du Moncada, document historique, où Fidel a exprimé sa phrase prophétique «  Condamnez-moi, peu importe ; l’histoire m’acquittera. »

Jacques-François Bonaldi, son traducteur, a eu la gentillesse de donner l’autorisation de publier Le « Concept de Révolution » chez Fidel. C’est aussi son humble hommage au leader de la Révolution cubaine.

Pedro de la Hoz remémore les trois jours des réunions de Fidel avec les intellectuelles et les  artistes dans la Bibliothèque Nationale José Martí où il a prononcé son discours « Paroles aux intellectuels »  considéré à juste titre et pour plusieurs raisons, comme l’une des plateformes fondatrices de la politique culturelle de la Révolution.

Yuris Nórido affirme que Fidel est parti de la conviction que tout processus révolutionnaire doit être un processus culturel.

L’historien du Ballet National de Cuba, Miguel Cabrera, a expliqué avec des faits concrets comment cet art dans ce pays vit, car le leader historique de la Révolution, Fidel Castro, l’a fait revivre.

Jorge Luis Rodríguez Aguilar, notre Directeur artistique et vice-directeur de l’Académie  San Alejandro lui a rendu hommage avec ses étudiants dans la Place de la Révolution. Les nouvelles générations des cubains ont aussi démontré durant ces jours quelle est l’image  la plus aimée de Fidel.

Comme lors de toutes les années de la Révolution, le matin du 28 novembre, parmi les Cubains, se trouvait son chef historique. Quelques heures avant de commencer l’hommage officiel pour la mort du Commandant en Chef, sur la Place de la Révolution  de La Havane, des centaines d’artistes de toutes les manifestations se sont réunies devant le Ministère de la Culture pour marcher ensemble vers le site où des milliers de personnes attendaient  aussi pour lui donner leur dernier adieu et l’inconditionnel « Hasta Siempre ».

Lire Martí  réédite la  Lettre de José Martí à Manuel Mercado, écrite au Campement de Dos Ríos [Cuba], le 18 mai 1895.

Je cours désormais tous les jours le risque de donner ma vie pour mon pays et pour mon devoir – puisque c'est ainsi que je le comprends et que j'ai assez de forces pour l'accomplir – qui est d'empêcher à temps, par l'indépendance de Cuba, que les États-Unis ne s'étendent dans les Antilles et ne retombent, avec cette force de plus, sur nos terres d'Amérique.