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Lettres de Cuba: Avril 2020
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Aujourd’hui, plus que jamais nous invitons à nos lecteur de réfléchir sur quelques textes qui n’ont pas de écho dans le grand media.
Illustration par : Reinerio Tamayo

La revue Lettres de Cuba est déjà en ligne avec le quatrième numéro de l’année 2020. Les œuvres de l’artiste cubain Reinerio Tamayo illustrent cette édition.

Depuis des années, l’équipe de rédaction de Lettres fait cette publication par télétravail, une modalité que s’impose aujourd’hui à cause du Coronavirus. Nous prions à tous de rester à  la maison et d’accomplir les mesures contre cette pandémie qui frappe notre planète.

D’autre part, dans une situation où le monde a besoin d’urgence d’un front uni et complet face à la pandémie, basé sur la coopération, l’administration Trump continue de faire de nos médecins une cible de sa capacité illimitée à lutter contre tout ce qui en vaut la peine.

Alors, aujourd’hui, plus que jamais nous invitons à nos lecteur de réfléchir sur quelques textes qui n’ont pas de écho dans le grand media.

Rencontre ouvre sa section avec l’article «Cubanidades » du politologue et sociologue argentin Atilio Borón. Le Docteur en Science Politique de  l’Université de Harvard souligne que : « Cuba est ce qu’elle est car, pour des millions de personnes à travers le monde, elle incarne dans l’ici et le maintenant de l’histoire les beaux rêves de Don Quichotte quand il a dit que sa mission était de « rêver le rêve impossible, lutter contre l’ennemi impossible, courir là où les braves n’osaient pas, atteindre l’inaccessible étoile. »

Dans L’énormité de Cuba, l’intellectuel cubain Abel Prieto Jiménez,  Président de la Casa de las Américas affirme que : «  Depuis 1959, Cuba n’a jamais plus accepté « la normalité » coloniale, capitaliste et dépendante qui, selon la géopolitique yankee, lui était fatalement réservée. »

La chercheuse cubaine Graziella Pogolotti dans La culture de la haine attire l’attention sur l’insistance du  président des États-Unis d’appeler le nouveau coronavirus le « virus chinois » provoquant des actes de violence contre des citoyens d’apparence asiatique. Elle remarque également que  l’entrée de la pandémie dans le nord du pays a entraîné - réaction insolite - l’augmentation de l’achat d’armes, vendues en ligne, sans vérifier l’état mental du client et que : « La culture de la haine et l’exacerbation de la violence sont des signes indubitables de la renaissance du fascisme. »

Lettres publie À propos de France et Cuba, le petit manuel d’une relation particulière, de Philippe Mano de notre ancienne directrice  Carmen Suárez León.

C’est un livre du journaliste et écrivain français Philippe Mano qui a construit entre son pays et Cuba un lien affectif de nombreuses années alimenté par ses nombreuses visites sur cette île, son admiration pour l’île et son travail soutenu de coopération culturelle.

En Interview la journaliste Rachell Cowan Canino converse avec Hiram Pérez Concepción, président de l’Union Nationale des Historiens de Cuba à Holguin lors du 300e anniversaire de la fondation de la ville.

Trésors nous propose de visiter deux endroits (quand ce soit possible) dans la ville de Parcs à Holguín :  La Periquera, Musée provincial  et Monument National où on montre dans ses salles l’histoire d’Holguín depuis les cultures précolombiennes jusqu’aux moments actuels et la Maison natale de Calixto García Íñiguez que garde des objets et des documents du Général des trois guerres, parmi lesquels : son Acte de Baptême, l’encrier utilisé pendant la Guerre de 1895 et le costume utilisé lors de sa dernière mission révolutionnaire, en décembre 1898 à Washington, États-Unis.

Arts rend hommage à Juan Blanco, Pioneer de la musique électroacoustique à Cuba et selon Pedro de la Hoz, producteur  de la première pièce intitulée Música para danza en 1961, à l’aide d’un oscillateur radio et de trois énormes magnétophones à bande.

Nous devons féliciter La Colmenita et Tim Cremata pour leur contribution à la formation des citoyens de demain cultivant les plus hautes valeurs humaines à travers la création artistique avec une approche multidisciplinaire à l’occasion de leur 30e anniversaire.

Le Prix National de Cinéma 2020 a été décerné à Francisco Prats, un producteur bien connu de films d’animation, et au célèbre narrateur et scénariste Senel Paz. Notre collaboratrice Susana Méndez Muñoz a eu le privilège d’assister aux premières félicitations aux lauréats par le jury qui les a reconnus, de Ramon Samada, président de l’Institut Cubain d’Art et de l’Industrie Cinématographique (ICAIC), d’autres collègues de cette institution et des Studios d’Animation.

Lire Martí édite la quatrième partie de l’Introduction au roman Lucía Jerez de Maria Poumier spécialiste d’histoire et de littérature latino-américaine et publiée par Éditons Patiño, Genève, Suisse, 2003.

« Avant même les premiers indices qui peuvent faire pressentir un dénouement tragique, on est subjugué par le destin d’Ana, la jeune fille malade, qui sait qu’elle va bientôt  mourir, et qui l’accepte. »