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Lettres de Cuba: Août 2020
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Les œuvres des artistes cubains illustrent cette édition.
Illustration par : artistes cubains

La revue Lettres de Cuba est en ligne avec l’huitième numéro de l’année 2020. Les œuvres des artistes cubains illustrent cette édition.

Notre Historien de la Ville de La Havane, Dr. Eusebio Leal Spengler est décédé le 31 Juillet. La Havane et toute Cuba pleurent la mort de ce grand rêveur. Son empreinte est partout et nous lui rendrons hommage au Capitole comme tous les cubains à la fin de la pandémie.

Rencontre ouvre sa section avec l’article Fidel et la culture de Graziella Pogolotti. À partir de la commémoration du discours de Fidel connu ensuite sous le nom de Paroles aux Intellectuels et la naissance de l’UNEAC en 1961, la chercheuse  cubaine  fait  une réflexion productive, axée sur les grands thèmes de la contemporanéité.

Dans Notre maison : Cuba, Oni Acosta Llerena affirme qu’Il ne faut pas oublier que quelques jours seulement après la détection des premiers cas positifs du nouveau coronavirus à Cuba, une guerre psychologique a commencé sur le Web, en rien fortuite, innocente et saine. Il soutient également que « Nous allons faire les changements nécessaires dont nous avons besoin dans notre maison, sans briser les fondations. »

L’intellectuel brésilien Frei Betto réfléchit sur « la névrose du dimanche » décrit par le psychothérapeute Viktor E. Frankl « comme le vide existentiel qu’éprouve une personne lorsqu’elle rencontre des doutes sur la façon d’occuper la fin de semaine » et comment cela s’applique actuellement à la longue période d’isolement domestique.  

Lettres publie L’ignominie des anti-Martí de Paul Estrade. Le professeur français affirme que : « Martí  n’est pas vénéré de façon conventionnelle ni imposée ; il est connu, il est étudié, il est aimé ; il est au cœur de chaque Cubain. »

On présente Lectures françaises de José Martí : Le Roman d’un jeune homme pauvre, par Octave Feuillet (XVI) de Carmen Suárez León.  C’était un roman très populaire publié par demande, écrit en prose élégante et racontant l’histoire du jeune aristocrate dont la famille ruinée le laisse dans la misère et, sous un faux nom.

En Interview, notre collaboratrice Susana Méndez Muñoz  converse avec le cinéaste cubain Arturo Santana à propos de Selfies. Les visages dans la pandémie et leur profond sentiment d’espoir. Ce travail est une appréciable contribution documentaire à un événement sans précédent dans l’histoire cubaine contemporaine.

Trésor nous invite à visiter San Juan de los Remedios : la ville des légendes et des traditions Selon Freddy Pérez Cabrera, San Juan de los Remedios, la ville que vient de fêter, ce 24 juin, ses 505 ans de fondation, est fier de son histoire, de ses légendes et de ses traditions.

Arts propose L’art dans les réseaux sociaux de Lisday Martínez Saavedra. La collaboratrice de Cubarte souligne que la contemporanéité exige de plus en plus l’utilisation des réseaux, de notre adaptation, montrant l’essentiel d’un art qui provoque, propose et questionne.

Au son d’Adalberto et de l’Aragon d’Emir García Meralla, c’est la présentation d’un DVD et d’un CD : un cadeau d’anniversaire fait par les deux protagonistes de ce matériel. L’Aragon célèbre ses quatre-vingts ans et Adalberto ses soixante-dix. Ces dix ans qui les séparent et, en même temps, les unissent.

Lire Martí édite la huitième  partie de l’Introduction au roman Lucía Jerez de Maria Poumier spécialiste d’histoire et de littérature latino-américaine et publiée par Éditons Patiño, Genève, Suisse, 2003.

« Évidement, ce bref roman n’est qu’une esquisse, c’est en creux qu’il offre des pistes pour reconsidérer dans un sens plein d’optimisme  la dynamique hispano-américaines »