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Lettres de Cuba: Août 2019
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Arts dédie sa section à Benny Moré lors du centenaire de sa naissance.
Illustration par : Agustín Bejerano

La revue Lettres de Cuba est en ligne avec l’huitième numéro de l’année 2019.

Rencontre fête les 80 ans du renommé musicien cubain  Leo Brouwer. L’intellectuelle Graziella Pogolotti affirme que : « Savoir qu’il est vivant et inquiet, c’est une fête pour nous tous, reconnaissants pour l'ampleur de son œuvre, pour sa constance à accomplir une tâche qui prolifère avec le temps et pour sa généreuse volonté d’offrir le savoir et l’action au développement de la culture nationale. »

On propose Moisé Simons : Beaucoup plus que El Manisero, l’extrait d’un intéressant travail de recherche réalisé par Carmelina Muñoz,  investigatrice musicale qui a été entièrement édité par le Musée National de la Musique. L’auteur attire l’attention  sur l’évaluation intégrale de l’œuvre de Simons qui reste entre les mains des musicologues et de la postérité.

Lettres publie Poèmes de Nancy Morejón, traduit de l’espagnol par Sandra Hernández. Université de Nantes. Née en Août 1944, elle est  poétesse, essayiste, critique littéraire, traductrice de poésie française et d'auteurs francophones, Prix National de Littérature 2002.

D’autre part, la publication de la Poésie de Roberto Fernandez Retamar est un  hommage posthume à l’intellectuel cubain.  

Interview offre la deuxième partie de Au piano, de Mayarí, Frank Fernandez. Dans cette rencontre avec Emir García Meralla,  le musicien affirme : « Être cubain est une chose presque impossible à décrire en mots  , mais c'est dans la façon de marcher, d'aimer, la façon de se sentir, de vivre du cubain. »

Trésors  nous invite à visiter Guanabacoa. Rolando Aniceto donne un bref résumé de son histoire et sa culture.  Le 12 juin 1554, la mairie de la ville de San Cristobal de La Havane accorde que ce village soit habité exclusivement par des aborigènes libérés quand les lois qui couvraient les encomiendas et l'esclavage des indiens ont été abolies. Après deux siècles, le 14 août 1743, par la cellule royale de Felipe V, le village reçoit le statut de ville et on lui octroi les armoiries correspondantes.

Emilio Roig de Leuchsenring. (23 août 1889, La Havane Cuba - 8 août 1964, La Havane, Cuba.) Historien, ethnologue, journaliste et patriote cubain, fut le premier historien de La Havane en 1935. Selon Maydelis Gómez Samón, il sera l'une des plumes les plus lues dans la presse nationale cubaine de la première moitie du XX siècle pour sa présence constante dans diverses publications en tant que directeur, rédacteur et collaborateur.

Arts dédie sa section à Benny Moré lors du centenaire de sa naissance.

Pour le musicologue Jesús Gómez Cairo,  résumer les caractéristiques significatives du génie créatif populaire en Benny Moré impose la considération de toutes les nuances où le charme de son art s'est manifesté.

Pour le journaliste  Rafael Lam,  il est important de partager avec nos lecteurs les détails de la vie du musicien dévoilés dans le documentaire sur le « Barbare du Rythme » réalisé par Jorge Luis Sánchez

Pour le chercheur Carlos Bartolomé Barguez, Benny Moré fut le plus renommé dans la radio et dans la discographie des années 50

Lire Martí édite la sixième partie de Chroniques françaises de José Marti  de Jacques François Bonaldi.

« Marti, moraliste dans l'âme, mais aussi pédagogue, s'efforce de tirer des leçons d'une portée générale des faits de la vie, et c'est bien cela, plus que les faits en soi, qui fait tout l'intérêt de ses écrits. »

Un petit "Tour de France" à travers les "Scènes européennes" de José Marti (20 août 1881-23 mai 1882), c'est le titre de la conférence donnée le 28 mai 2018 à La Havane, pour Empreintes-Huellas et l'Alliance française, par Jacques-François Bonaldi. Qui une nouvelle fois manifeste son érudition "Martienne" : cette conférence n'est qu'un bref aperçu du gigantesque travail de recherche et d'analyse sur Marti, qui restera à publier un jour...

Cette édition est illustrée avec les œuvres d’Agustín Bejerano.