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Les cyclones, craintes et croyances
Par Marta Hernández Traduit par Alain de Cullant
L'oralité apporte jusqu’au XXIe siècle des croyances et des légendes autour de ces phénomènes météorologiques que beaucoup décrivent comme des monstres aériens nés en mer.

Chaque année, la saison cyclonique met en alerte tous ceux qui vivent dans les Caraïbes, que ce soit dans les îles ou un peu plus loin, sur le continent.

 

L'image paradisiaque de cette région géographique du monde devient un enfer terrifiant quand les vents des ouragans transforment les placides eaux de la mer en tourbillons violents, dévastant tout ce qu'ils trouvent sur son passage.

 

Les cyclones sont présents dans l'histoire, depuis l'arrivée des espagnols dans ce qu’ils ont appelé le « nouveau monde », à cette époque les durs marins étaient terrifiés devant les énormes vagues et la force des vents, qui parfois retournaient les navires, entraînant la disparition des équipages.

 

L'oralité apporte jusqu’au XXIe siècle des croyances et des légendes autour de ces phénomènes météorologiques que beaucoup décrivent comme des monstres aériens nés en mer.

 

Les douleurs de l'esclavage injuste de la race noire ont si profondément façonné les sentiments humains que, jusqu'à ce jour, il y a une légende justificative du pourquoi les ouragans se forment presque toujours sur la côte africaine et attaquent férocement les Caraïbes.

 

Les voix populaires assurent que les cyclones incarnent l'esprit d'une femme africaine, volée, violée et battue par les commerçants de Noirs.

 

Cette jeune femme a été jetée de force dans l'un des grands navires qui faisaient route vers le continent américain pour constituer une main-d'œuvre dans les champs.

 

Pour l'abus qu’elle a souffert et les pénuries propres du voyage, la femme est morte avant d'atteindre les côtes caribéennes. .

 

Cela a motivé que les différents ouragans ont commencé près des points africains d'où partaient les énormes bateaux chargés d'hommes et de femmes, avant libres et ensuite enchaînés et condamnés à la plus vile des conditions.

 

C’est la raison pour laquelle les cyclones frappent les endroits où, il y a longtemps, mouillaient les bateaux pour débarquer leur charge précieuse.

 

Depuis la Grèce antique il y a d'autres croyances et d’autres légendes concernant l'activité cyclonique, l'une d'elles raconte que Éole, le Dieu des vents, à la fin de la guerre de Troie a donné à Ulysse un récipient en cuir qui contenait tous les vents, il lui a également indiqué comment l’utiliser.

 

Une fois dans la mer, les marins ont cru que le récipient contenait un grand trésor et ils l’ont brisé, de là sont sortis des tempêtes ayant des puissances et des forces inconnues, le navire est retourné au port d'où il était parti et on considère que ce fut l'origine de tous les ouragans dans le monde.

 

À Cuba, certains paysans assurent que lorsque les coqs chantent moins et que l’on entend plus les grillons, ceci annonce la proximité de ceux que l'on appelle aussi les Enfants de la Mer.

 

Les temps passent et le développement s’impose, Cuba reçoit systématiquement ces phénomènes météorologiques, mais maintenant, pour protéger la population et pour sauvegarder ses biens, il y a un système efficace.

 

Le Conseil de la Défense, dans ses différentes instances, assume la direction dans ces cas et le reste des institutions et des organisations étatiques s’y subordonnent, une réalité qui marque la différence avec ses égaux car elle évite des morts, réduit les pertes et les garantie que la phase de récupération soit rapide.