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Le regard critique sur la scène contemporaine
Par Lisday Martínez Saavedra Traduit par Alain de Cullant
Le récit visuel comme chronique des expressions artistiques durant une pandémie s’ajoute aux entrées pertinentes pour la création.
Illustration par : artistes cubains

Le récit visuel comme chronique des expressions artistiques durant une pandémie s’ajoute aux entrées pertinentes pour la création. Le scénario est présenté comme la construction de souvenirs générant une histoire lors de temps difficiles, et faisant que tout acquiert une nouvelle signification alors que beaucoup sont obligés de faire face à une réalité qu’ils essaient souvent d’ignorer, mais cette fois il est impossible, car l’urgence s’impose et touche tout le monde de la même façon. D’autre part, les conflits s’accentuent, l’incapacité de travailler de certaines institutions et les immenses contradictions entre les systèmes politiques, économiques, sociaux et même humanitaires dans lesquels nous sommes plongés sont visibles.

La quarantaine a directement touché tout le monde et, dans une plus grande mesure, ceux qui sont sur le seuil de pauvreté. Il n’y a eu qu’un seul avantage dans lequel l’impact positif et temporaire est rendu visible compte tenu du ralentissement radical de l’activité économique et humaine : notre Environnement. Depuis ce regard, l’artiste Diana Farfán fait une incursion avec des images numériques dans la série « La Mère Terre Répond ».

Un regard comme une sorte de psychanalyse, des images comme le reflet de la situation psychologique causée par le distancement social, les impressions ou les scénarios dans lesquels le masque est considéré comme un moyen de protection, mais, en même temps, c’est l’instrument où notre capacité à communiquer est attrapée, non pas celle d’agir, de sentir ou de respirer. Ensuite il y a les mains, les yeux, le nez et les visages apparaissent en signe de langage extraverti, cherchant à établir l’ordre de la communication brisée. Ainsi, les liens entre la santé mentale et l’isolement social sont vus de la façon dont cela conduit à un large éventail de changements de comportement, où la peur, le stress et la dépression coexistent, et ils sont logés dans l’incertitude de ne pas savoir combien de temps cette situation peut durer. Donc, plongé dans l’approche du comportement émotionnel et social, le produit de mauvaises actions, Diana nous conduit sur le chemin de la réflexion psychique et de la gestion dans des situations exceptionnelles.

Comme toutes les subjectivités plurielles qu’un homme peut éprouver, le même phénomène est vu à partir de conceptions différentes. L’œuvre de l’artiste José Miguel Creagh le montre. Il aborde le même problème en critique ouverte à ceux qui ont agi de manière irresponsable ; à ceux qui ont le pouvoir de faire, d’ignorer les décisions importantes et opportunes et tout cela contribue à la destruction de l’espèce humaine. Mais l’alerte s’accompagne d’un soupçon d’espoir. L’avenir et les illusions sont mis dans la pièce « Au revoir », qui me renvoie à la représentation magnifiée du conte « Le joueur de flûte de Hamelin », des frères Grimm. Cette fois, c’est un enfant qui éloigne du monde les maux qui l’affligent, par contre, j’aimerais penser qu’il exige un changement vers des attitudes et des politiques plus soutenables, fonctionnant à la fois pour les gens et pour la planète.

La voie à suivre pour mettre fin aux pandémies et la destruction de la planète est la trilogie prise de conscience/action/solidarité. Ce sera un puissant antidote ! Seules les volontés pourront atteindre un objectif collectif, où l’essence humaine est récupérée et contribue à notre croissance sur certains intérêts et habitudes qui constituent des formes de vie qui menacent la société. Réfléchir ou s’interroger pourquoi la nature nous oblige à la communication virtuelle, celle n’étant plus en face-à-face. Nous cherchons un nouveau discours, qu’importe son support, l’important étant plus le « quoi » que le « comment ». Le processus créatif ne s’arrête pas, il doit agir sur la façon d’exterminer les carences, les maladies et l’extinction.