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Le Noir dans l’œuvre de Nicolás Guillén
Par Denia García Ronda Traduit par Alain de Cullant
Nicolás Guillén ne souligne pas le facteur biologique du métissage, mais le social, le culturel et l’ethnique.
Illustration par : Manuel Mendive

L'intérêt de Nicolás Guillén quant à la question raciale dans le discours national est incontestable(1). Mais il est important de prendre en compte de quel discours national il s’agit, et quels sont les objectifs de sa croisade pour ce qu'il a lui-même appelé « la couleur cubaine ». Ce qui est à l'origine de ce but est le caractère métis de la personnalité socioculturelle cubaine, un aspect ayant un poids fondamental dans toute son œuvre poétique et dans tous ses articles journalistiques dédiés à ce sujet. Cette compilation de ses textes plus représentatifs sur ce sujet, organisés chronologiquement, permettra au lecteur de voir l'évolution et, en même temps, les constantes de l'idéologie de Guillén sur une question aussi importante pour l’identité cubaine (2).

En ce qui concerne la poésie, sans diminuer les bénéfices quant à  Motivos de son (3) pour cet objectif, c’est à partir de son second livre, Songoro Cosongo, que nous aurons des données plus évidentes de ses intentions à cet égard. Ce n’est pas seulement dans la poétique explicite développée dans la préface que Guillén a écrit, mais surtout dans le premier poème de la collection, Llegada, où - abandonnant la déformation linguistique caractérisant Motivos… - il présente la race noire, lui reconnaissant un sens élevé de dignité, de beauté et de droit à être considérée comme un intégrant valide de la nationalité cubaine et du « profil définitif de l’Amérique ». Le premier vers, « Nous sommes ici ! », possède une charge sémantique allant au-delà de leur signification immédiate. C'est une déclaration de sa juste présence, sans complexes ni ségrégation. Par exemple, les causes et les moyens de cette « arrivée » ne sont mentionnés, car l'objectif du sujet lyrique pluriel n'est pas, dans ce cas, de dénoncer l'injustice de la traite négrière, ni les terrible conséquences matérielles et spirituelles qu’eux et leurs descendants ont subi, mais d’affirmer que le composant noir de notre identité ethnique et culturelle, sa visibilité, non pas depuis une optique déprimée, mais digne et orgueilleuse.

Ce premier poème montre déjà clairement le point de vue adopté pas Guillén dans ses conceptions sur la nation et sur les races qui la composent. Le discours lyrique s'adresse aux « compañeros » qui ne peut être autre chose que les composants de l’autre racine ethnique et culturelle. Comme nous pouvons l’apprécier dans les pages qui suivent, le thème de l'unité nationale à partir de la reconnaissance, en conditions d'égalité, des deux racines de notre formation en tant que peuple et nation, sera présent dans chacun de ses recueils de poésie et plusieurs de ses articles et de ses essais. Mais il ne fait aucun doute que le point de vue de Guillén, son point de vue idéologique pour analyser la question du métissage et de l'identité nationale, a toujours été depuis le Noir, non seulement parce qu’il optera - contrairement à plusieurs de ses personnages métisse - de s'inscrire dans cette zone de sa ascendance raciale, mais parce que le Noir, précisément, est l'ingrédient national le plus nié et exclu. Mulâtre lui-même, il n’a jamais assumé cette condition avec un sentiment d'exclusion. De là qu’un poème comme Llegada, mais aussi d'autres, par exemple les différents madrigaux où il exalte la beauté de la femme noire, loin du canon occidental, et même cette initiatique « Negro bembón » qui transforme un adjectif péjoratif en un élément valide.

Toutefois, même s’il l’aborde, Guillén ne souligne pas le facteur biologique du métissage, mais le social, le culturel et l’ethnique. Si nous passons en revue les poèmes dédiés au thème, nous pouvons voir, par exemple, que ceux qu’il dédie au mélange racial sont peu nombreux et dans certains de ceux-ci – Mulata, La canción del bongo, El abuelo, Ayer me dijeron negro, et d’autres – il critique la négation de certains mulâtres de leur ascendance noire et leur discrimination envers les plus sombre. Dans des exemples aussi précoces que La canción del bongo, il parle de la convocation « au noir et au blanc », à partir du symbolique son du très cubain bongó, mais on reconnaît aussi, avec le vers « cueripardos et almiprietos », le sens culturel et seulement épidermique du métissage national cubain.

Le poète est plus explicite dans Son para niños antillanos, de son livre El son entero, dans lequel on peut décoder certains messages : le caractère migratoire de nos deux racines avec l'image du bateau. La métaphore du voyage d'un couple, où l’Espagnol (l’hégémonique, le blanc, l’occidental, le masculin) va à la proue, tandis que la Noire (le subordonné, le noir, l’africain, le féminin) va à la poupe ; mais ils vont ensemble sur le même bateau, vers le même destin.

De même, dans l'anthologique Son número 6, le projet de Guillén sur la question du métissage et du national est résumé, avec une excellence lyrique. L'accent est mis sur la reconnaissance du mélange essentiel, comme il l’a déclaré dans des poèmes antérieurs, on reconnaît également, dans une synthèse poétique, qu’il projette toute l'histoire nationale jusqu'à ce moment, l'inégalité qui a imposé l’injuste structure sociale. S’il exprime que nous sommes tous mélangés à Cuba, il explique : « uno mandando y otro mandado » (un ordonnant et un autre ordonnant), avec lequel il fait allusion à l’aspect socio classiste du problème.

Ce double objectif de la poétique guillenenne devient explicit dans deux poèmes paradigmatiques, séparés dans le temps : Balada de los dos abuelos, de West Indies, Ltd. (1934) et El apellido, de La paloma de vuelo popular, publiéa presque un quart de siècle plus tard.

Quant au premier, bien que le sujet lyrique se manifeste à la première personne du singulier, ce qui est conté résume, avec une intention historique, les composants de nationalité cubaine, dont les protagonistes, considérés comme des ombres tutélaires, sont des représentants de chacune de ces racines. L’orateur oppose les deux « grands-parents », au moyen de leurs caractéristiques physiques, ainsi que par les espaces géographiques, sociaux et culturels qui leurs étaient propres avant l'holocauste de l’esclavage, ce qui commence par marquer des différences : chacun dans son milieu, encore lointain, méconnus l'un de l'autre, avec différent stade culturel ; des éléments qui seront ensuite manipulés pour subjuguer le grand-père noir.

Pratiquement tous les ingrédients sont présents dans le poème : l'immigration blanche comme conquérante, l'immigration noire forcée, la production de sucre comme base de l'économie coloniale et de l'expansion de l'esclavage et l'esclavage comme la source des inconvénients systématiques du facteur noir dans la question nationale. Les deux troncs de base de notre nationalité se présentent donc, mais « uno mandando y otro mandado ». La subordination à laquelle a été obligée historiquement le secteur noir dans la société cubaine n’est pas dissimulée ; cependant, à partir de la volonté unitaire du sujet lyrique (« Yo los junto »), l'identité égalitaire des deux s’établie. Il ne s’agit pas d’ignorer les différences ni les subordinations : il s’agit de légitimer l’égalité de l’apport au profil national et au droit à l'égalité de reconnaissance.

Nancy Morejon a réalisé une étude structurelle complète d’El apellido, auquel je me réfère (4). Toutefois, je vais tenter certains commentaires sur le sujet. Le problème du nom de famille fait référence à une identité, ou une question culturelle. Le sujet lyrique, qui s’identifie avec l'auteur, ne propose pas la substitution nominatif : il critique l'ablation de l'un d'entre eux, c'est-à-dire, que l’on a prétendu nier culturellement, à partir de son identification nominale, une partie essentielle de son identité, et c'est celle qu’il réclame ; mais d’autre part il ne renonce pas au nom de famille de racine hispanique. Comme l'a dit Nancy Morejón, il s’agit du « dilemme du nom de famille mutilé, qui tente d’annihiler une zone fondamentale de son idiosyncrasie ». L'orateur de ce poème pose des questions sur son « autre nom », sur la moitié des facteurs de son identité personnelle (« ¿toda mi piel [...] viene de aquella estatua de mármol español? ») (Toute ma peau [...] vient de cette statue de marbre espagnole ?), (¿tenéis todas mis señas?") (Avez-vous tous mes signes ?). Il y a donc, dans l'essence du poème, la même volonté de revendiquer le caractère métis de notre identité nationale. Mais ce n'est pas une revendication théorique et aseptiques ; ce n’est pas seulement un cri (le poème est inclus dans les Elegías guilleneanas) pour les ancêtres oubliés. C'est aussi une plainte pour eux, et une déclaration d’orgueil et de dignité pour la partie africaine de son identité : « Je suis également le petit-fils, / l’arrière petit-fils, / l’arrière arrière petit-fils d'un esclave / »).

Lors des mêmes années de Motivos de son (1930) et de Sóngoro Cosongo (1931), Guillén avait déjà parlé de ce problème dans ses écrits journalistiques, comme en font foi ses articles El camino de Harlem (Le chemin d’Harlem) et La conquista del blanco (La conquête du blanc), où, sans perdre de vue la discrimination dont il souffre, il exhorte la population noire à ne pas « s’auto - séparer », à défendre, à partir de sa propre dignité, la réelle unité ethnique et culturelle de Cuba.

Je crois que ces articles précoces, en plus de faire appel à la conscience des Noirs quant à leur dignité, leur beauté, leur culture, etc., signalent aussi la demande guillenéenne pour la reconnaissance de l'intégration culturelle cubaine, non pas de la séparation des races. Il met l'accent sur le caractère « transculturé » de la nation, indépendamment de la couleur de peau de ses citoyens ; il annonce déjà, implicitement, qu'il y a une couleur cubaine venant plus de l'esprit et de la culture que de l'épiderme. Plus tard il peut dire :

À partir de 1512 ou de 1514, la date probable de l’arrivée des premiers Noirs à Cuba, jusqu'à nos jours, il y a eu un vaste et profond processus d’unification raciale, de soudage qui [...] est en train de constituer la véritable âme nationale, faite pour les exploités et les exploiteurs, pour les esclaves et les libres, pour les Africains et les Espagnols, pour les Noirs et les Blancs, pour tout ce qui est mélangé dans les subtiles proportions d’un véritable hiéroglyphe, dans lequel il y a déjà un travail très ennuyant pour trouver  [...] les éléments primordiaux (5).

Même si apparaît une évolution soutenue de ses idées sur ce processus, en essence un tel critère sur le métissage ne changerait pas. Quand, en 1937, il dit « notre unité negriblanca [...] ce n'est pas une formule mécanique de coexistence sociale, ni un slogan politique d'occasion, mais un impératif de l'histoire, un fait accompli » (6), on peut comprendre qu'il se réfère au biologique ; en 1959, au début de l’étape révolutionnaire, il précise :

Le métissage national n'est pas seulement celui qui résulte de l'union commode du maître avec l’esclave, le métissage physique, qui sort sur la peau même au milieu des familles les plus huppées, mais cet autre, profond et lointain, venant de notre double racine fondamentale. C’est pour ça , qu’à Cuba, le Blanc est métis, le Noir est métis et le Métis est métis … (7).

C’est ce que revendique le caractère du peuple nouveau de l'île, à partir de la combinaison des deux racines ethnoculturelles, également valables. Dans un autre texte, et en opposition à la commémoration de l’appelée « Journée de la race », qui coïncide avec l'arrivée de Christophe Colomb en Amérique, Guillén explicite son critère sur le concept. Comme José Martí (8), et comme lui-même - selon ce qu’il expose dans le poème El apellido -, il considère que les races n’existent pas :

La race, comme l’a dit plus d'un ethnologue, loin d'être « une catégorie fixe », est seulement « une fiction de notre cerveau ». Quelle race pourrions-nous honorer ce 12 octobre, qui ne soit pas l’humaine, l’universelle, dont le développement ne dépend pas de la pigmentation de la peau, mais des circonstances propices ou adverses, émanées des moyens économiques mis à sa disposition et qui déterminent son progrès ou sa stagnation ? Et s'il est scientifiquement absurde de parler de « races » quant à toute la population de la terre, ce l’est depuis longtemps quand on se réfère à une partie d’elle, comme c’est le cas de notre patrie. Ici, le mélange est très profond, beaucoup plus que dans d'autres sites. Durant les quatre siècles et demi qu’ils vivent ensemble, les blancs et les noirs ont donné naissance à un peuple dans lequel se fondent les caractéristiques des deux. À la culture espagnole apportée par le conquérant, s’unie la yoruba de l'esclave (9).

La maturation soutenue de Guillén comme penseur et poète se manifeste le plus dans le traitement de la question du point de vue social. Surtout à partir de West Indies Ltd. et jusqu'à ses derniers textes poétiques et de proses, sa vision du problème noir inclut des aspects sociohistoriques (la traite, l'esclavage, le racisme), mais tous tendent au même objectif fondamental : la revendication de la race noire comme facteur incontournable de l’ethnie cubaine, sans couvrir les divisions, les ségrégation et les abus. Par exemple, dans Tengo, publié en 1964, un de ses poèmes s'appelle Vine en un barco negrero (Je suis venu dans un navire négrier), où le sujet lyrique, en résumé des différents moments de l'histoire, décrit son arrivée forcée à Cuba, synthétise sa terrible condition d'esclave (« canne à sucre et fouet, soleil de fer, sueur, ceps aux pieds ») et, également, il informe avec fierté sa participation à la guerre d'indépendance et sa douleur devant l’assassinat du leader Jesús Menéndez, de qui Guillén avait dit, dans un poème anthologique : « Jésus est noir et mince comme un bâton d'ébène » (10). Dans La rueda dentada et El diario que a diario, les deux de 1972, plusieurs poèmes expriment son appréciation critique sur la traite des êtres humains et l'esclavage, et même sur le racisme, comme l’aigu Epigrama, disant : « Pienso: /Qué raro/ que al tiro al blanco/ no le hayan puesto tiro al negro ». Son discours sur le caractère mixte de l'identité cubaine n’a pas comme objectif de « réconcilier avec rhétorique les différences raciales » (11), ni nier la place subordonnée qui était traditionnellement réservée au secteur noir de la nation ; mais tout le contraire. Le métissage que définit Guillén dans sa poésie et dans sa prose ne se dirige pas à la réconciliation, rhétorique ou pas, des races et des secteurs au nom de la nation, mais à la reconnaissance du réel caractère mixte de cette nation, quelle que soit la couleur de la peau et, par conséquent, pour dénoncer les exclusions, les discriminations, les ségrégationnismes. Il n’a donc pas l'intention du renforcement des structures raciales dans la société cubaine depuis le point de vue  de la hiérarchisation des intérêts nationaux sur les conflits raciaux - qui sont niés implicitement -, ni depuis une attitude d'auto exclusion de la race noire - cela signifierait un racisme noir – comme il a été jugé par certains critiques à l'époque, mais justement la proposition d'un concept de nationalité qui ne méconnaît pas la participation de ces deux races dans son profil, garantissant la véritable égalité entre ses différents secteurs à partir de la conscience collective de notre métissage ethnique et culturel.

À mon avis, c'est l'une des facettes les plus importantes dans l’idéologie esthétique de Guillén, car son projet national ne part d’une optique homogène à outrance, ni de la négation des différences de races, ni même des apports de celles-ci à la culture du pays. L'idéal de nation de Guillén peut se résumer dans la validation de cette différence, dans un niveau d’équité, non seulement dans la participation de la conformation nationale, mais dans la reconnaissance collective de cette réalité. Je pense que c’est là que se trouve le véritable sens du concept de métissage chez notre poète national.

C’est pour cette raison que j’ai jugé nécessaire d'aborder son étude depuis le Noir, pour les raisons qu’il a expliqué, et il l’a fait avec une grande conviction et une grande qualité expressive. Systématiquement et sans relâche, Guillén a examiné, interprété et jugé sa culture, son histoire, la discrimination séculaire dont il a été objet depuis les temps de l'esclavage et d'autres aspects importants de ses expériences de vie. Il a aussi valorisé ses apports essentiels à la « couleur cubaine » - la véritable et complète intégration des composantes nationaux - et il a souligné l’œuvre artistique et littéraire ou politico-sociale des hommes et des femmes noirs, aussi bien cubains que non cubains, qui ont laissé leur empreinte dans l’histoire de leur pays, ou qui ont été victimes de l’injuste structuration sociale.

¡Aquí estamos!  prétend recueillir le plus significatif de ces idées de Nicolás Guillén sur le Noir, aussi bien l’Africain que, et surtout, ses descendants dans diverses parties du monde, spécialement à Cuba. Si la Fondation qui porte son nom, avec cette compilation, peut contribuer que son legs pour l'intégration totale de l’ethnie cubaine continue vivante et active, nous nous sentirons très satisfaits.

Notes :

1 – Préface de l'anthologie ¡Aquí estamos! El negro en la obra de Nicólas Guillén (Compilation de Denia García Ronda, maison d’édition Ciencias Sociales, 2008.

2 - La présente anthologie est due au travail réalisé par les spécialistes de la Fondation Nicolas Guillén : Aries Morales, Yanelis Velazco et Martina Herold, qui ont examiné l’œuvre de Guillén à la recherche de tous les textes qui se référent à ce sujet d’une façon ou d’une autre. Les articles, les poèmes, les lettres et les discours qui composent le volume ont été sélectionnés dans ce vaste corpus. Le travail de numérisation et d'impression a été réalisé par Alba Álvarez, responsable du Centre d'Information de la Fondation.

3 - Tous les poèmes de Nicolás Guillén cités ont été pris dans Nicolás Guillén, Obra poética (deux tomes), ICL, La Havane, 1973.

4 - Nancy Morejón : Nación y mestizaje en Nicolás Guillén, UNEAC, La Havane, 1982, pages 223-268.

5 - Nicolás Guillén : Racismo y cubanidad (Mediodía, 15 janvier 1937), Prosa de prisa, maison d’édition Unión, La Havane, 2002, tome I, pages 65-67.

6 - Nicolás Guillén : Estampa de Lino Dou (brochure, 1944), Prosa de prisa, maison d’édition Unión, La Havane, 2002, tome I, pages 269-277.

7 - Nicolás Guillén : Una revisión entre otras (Hoy, 29 mars 1959), Prosa de prisa, maison d’édition Unión, La Havane, 2002, tome II, pages 175-178.

8 - José Martí : Mi raza, Obras completas, Editorial Nacional de Cuba, La Havane, 1965, tone II, pages 298-300.

9 - Nicolás Guillén : ¿El día de la qué?  (Hoy, 13 octobre 1960), Prosa de prisa, maison d’édition Unión, La Havane, 2007, tome IV, pages 146-156.

10 – Il s’agit d’Elegía a Jesús Menéndez.

11 - Voir Vera Kusinski : Sugar Secret: Race and the Erotics of Cuban Nationalism, Charlottesville, University Press of Virginia, 1993 ; pris dans Culturas encontradas: Cuba y los Estados Unidos, Centre de Recherche et Développement de la Culture Cubaine Juan Marinello et Centre des Études Latino-américaines David Rockefeller, Université de Harvard, 2001.