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Le legs de José Martí dans le Dialogue des Générations
Par Armando Hart Dávalos Traduit par Alain de Cullant
Nous avons une énorme responsabilité quant à la promotion de la pensée de Martí et quant à garantir de façon systématique le relais avec de jeunes cadres, qui sont capables de relever les défis de ces débuts du XXIe siècle et pour maintenir bien haut les drapeaux de la Révolution défendus par notre peuple depuis plus d’un demi-siècle.
Illustration par : Carlos Enríquez

Nous avons une énorme responsabilité quant à la promotion de la pensée de Martí  et quant à garantir de façon systématique le relais avec de jeunes cadres, qui sont capables de relever les défis de ces débuts du XXIe siècle et pour maintenir bien haut les drapeaux de la Révolution défendus par notre peuple depuis plus d’un demi-siècle.

 

Chaque jour je suis plus convaincu de la pertinence de ce que je vois à propos de la nécessité de promouvoir un dialogue entre les générations dans lequel interviennent ceux apportant l’expérience vécue comme participants à la vie politique dans la seconde moitié du XXe siècle et ceux qui assument des responsabilités croissantes dans ces début du XXIe siècle et y développent leur vie politique. Il s’agit, en fait, d’un échange d’expériences entre deux siècles.

 

Nos enfants et nos descendants, ceux qui vivront dans ce siècle, demandent de nous une action et une pensée basée sur la culture d’émancipation présente dans la pensée de Martí et de Fidel. Seuls les méchants et les médiocres renoncent à cet effort glorieux. Nous sommes tenus, par le mandat de l’histoire, de préserver la mémoire historique de notre peuple et de transmettre ce legs.

 

Je me propose, comme objectif essentiel, de dédier ce qui me reste de vie à l’objectif de passer aux nouvelles générations les enseignements de plus de 50 ans de lutte de notre pleine et entière dignité et souveraineté. Mon seul mérite, et pour moi c’est suffisant, a été et est d’avoir été au côté de la Révolution de Fidel et guidé par les enseignements de Martí. Le premier est l’idée de l’Apôtre sur l’intégrité de la culture nationale, recueillie de la meilleure tradition du XIXe siècle cubain et de ses antécédents en Amérique Latine et dans le monde en général. Pour la réalisation de cette culture générale intégrale nous devons nous appuyer sur les concepts exposés par José Martí quant à la valeur cardinale de l’éducation. Martí a dit :

 

« Un peuple ignorant peut être trompé avec la superstition et devenir servile. Un peuple bien éduqué sera toujours fort et libre. Un homme ignorant est sur le chemin d’être une bête, et un homme instruit dans la science et dans la conscience, est en voie d’être Dieu. Il ne faut pas avoir de doute entre un peuple de dieux et un peuple de bêtes. La meilleure façon de défendre nos droits est de bien les connaître ; ainsi on a la foi et la force : chaque nation sera malheureuse tant qu’elle n’éduquera pas tous ses enfants ».

 

Devant les très graves problèmes qui menacent l’existence même de l’humanité, nous devons élever une autre bannière présente dans l’idéologie de l’Apôtre, et qui en elle synthétise la décision de partager le sort avec les pauvres de la Terre.

 

Aujourd'hui, plus que jamais, la nécessité de relever ces défis s’impose avec une vision de portée universelle, une chose qu’il a exposée avec beaucoup d’éloquence :

 

« La Patrie est l’humanité, c’est la partie de l’humanité que nous voyons de plus près, et dans laquelle nous sommes nés ; et il ne faut pas permettre qu’avec la tromperie du saint nom on défende des monarchies inutiles, des religions ventrues ou des politiques insolentes et affamasses, même si l’on donne parfois à ces pêchés le nom de patrie, on a nié à l’homme d’accomplir son devoir d’humanité, dans la portion la plus proche de lui. Ceci est la lumière qui ne sort pas du soleil. La Patrie est ceci. Celui qui l’oublie, vit indolent, meurt mal, sans soutient ni estime de soi, et sans que les autres l’estiment : celui qui l’accomplit jouit, et lors de ses vieilles années sent et transmet la force de la jeunesse : il n’y a pas plus de vieux que d’égoïstes : l’égoïste est dangereux, malade, envieux, malheureux et lâche ».

    

Afin de garantir l’efficacité de ce travail idéologique, nous devons partir de la définition de la politique de Martí :

 

« La politique est l’art d’inventer une ressource à chaque nouvelle ressource des contraires, de convertir les revers de fortune ; d’être conforme au moment présent, sans que l’adéquation coûte le sacrifice, ou la diminution importante de l’idéal que l’on poursuit ; de reculer pour prendre de l’élan ; de tomber sur l’ennemi, avant qu’il ait ses armées en ligne et sa bataille préparée »

 

C'est-à-dire, la comprendre comme un art et, en même temps, la mettre en relation avec la communauté depuis la base jusqu’au sommet, et ceci il se peut comprendre que sur la base de la plus éducation liée et articulée à tous les niveaux.

 

Je ne peux pas imaginer de tâche plus importante que de transmettre aux jeunes la mémoire historique qui est dans mon esprit et dans la documentation personnelle accumulée pour plus de 50 ans, montrant la certitude de la pensée cubaine.

 

Le récent Comité National de la Société Culturelle José Martí, avec la présence des présidents du Mouvement Juvénile Martiano de toutes les provinces du pays, est devenu un grand Dialogue des générations comptant le soutien de l’Union des Jeunes Communistes et de toutes les institutions martianas. Il s’agit des expériences que nous devons promouvoir à l’échelle de la toute la société en vue de maintenir vivantes et actuelles les idées de Martí parmi les générations présentes et de préserver son legs pour celles qui vont nous succéder et donner une continuité à l’œuvre de la Révolution.