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La colline El Taburete : Là où se trouve toujours l'esprit du Che
Par Manuel Alejandro Hernández Barrios Traduit par Alain de Cullant
L'esprit de celui qui cherche des lieux historiques, sera satisfait quand il explore les conjectures de la biographie d'Ernesto Guevara de la Serna, palpable sur la colline El Taburete, dans la communauté de Las Terrazas, province d’Artemisa.
Illustration par : artistes cubains

L'esprit de celui qui cherche des lieux historiques sera satisfait quand il explore les conjectures de la biographie d'Ernesto Guevara de la Serna, palpable sur la colline El Taburete, dans la communauté de Las Terrazas, province d’Artemisa.

 

L'ascension vers le site historique, qui a servi de camp au Che lors de la préparation des guérilleros qui l'ont accompagné dans l'exploit bolivien, constitue l’une des options culturelles, visant à apporter les nouvelles générations aux traditions révolutionnaires du peuple cubain.

 

Analia Piña, historienne de Las Terrazas, assure qu’El Taburete a été décisif dans les fins du Guérillero Héroïque, comme s'il y présageait son avenir malheureux et incertain.

 

Elle explique que de retour à Cuba, en provenance de Prague, dans des conditions clandestines en juillet 1966, afin de rencontrer – dans les environs de la colline - le groupe d'internationalistes cubains sélectionnés pour combattre en Bolivie, alors qu’elle montre le mur vert de 452 mètres sur le niveau de la mer.

 

Aujourd’hui, cette colline, un lieu de culte pour les jeunes révolutionnaires, est couronnée par un monument qui nous illumine avec l'espoir de la lumière de la rébellion, précise Analia Piña, qui est aussi professeur d'histoire de Cuba dans le Centre Mixte República Oriental del Uruguay (ROU).

 

La spécialiste de l’histoire locale souligne que le robuste monolithe de ferrociment a été créé par le sculpteur Agustín Hernández, répondant à une initiative de la Direction Politique du Ministère de l'Intérieur. Son centre compte une étoile, qui symbolise le Che, entouré par une esplanade où 38 roches ont été placées, représentant les combattants qui l'ont accompagné en Bolivie, dont les noms sont marqués sur une plaque faisant partie de l'ensemble sculptural. Autour de l'obélisque métaphorique poussent cinq palmiers, symbole représentant les antiterroristes cubains (Les Cinq) qui ont été condamnés à de sévères peines de prisons pendant plus de 15 ans aux États-Unis. Des deux côtés du sentier qui arrive à l’endroit, le visiteur peut se promener à l'ombre d'oliviers qui poussent sur le sol cubain mélangé avec de la terre de La Higuera (Bolivie) et de Rosario (Argentine), qui symbolise la fraternité entre ces nations. Le lieu est un balcon qui se profile au-dessus de toute la province, où l’on peut voir les deux côtes, celle du Nord et celle du Sud, et c’est aussi la pointe de la chaîne de montagnes, où les vents créent des courants éoliens qui remplissent les poumons d'oxygène de ceux qui viennent honorer le Che.

 

Et avec la passion révolutionnaire qui la définit, elle conclu, que seuls les fidèles comprennent ce que cela signifie pour la froideur de brise : il semble que l'esprit du Che est toujours là, bien que ses idéaux se sont éparpillés dans toute l’Amérique Latine pour terroriser les gouvernements qui ne sont pas loyaux envers leurs peuples.