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L’art dans les réseaux sociaux
Par Lisday Martínez Saavedra Traduit par Alain de Cullant
La contemporanéité exige de plus en plus l’utilisation des réseaux, de notre adaptation, montrant l’essentiel d’un art qui provoque, propose et questionne.
Illustration par : artistes cubains

Tout au long de l’histoire, la technologie a offert de nouveaux outils d’expression aux artistes, puisque les avantages des médias et des réseaux sociaux se perçoivent dans un univers virtuel qui se présente sans limites et comme une grande vague de promotion facilitant la gestion de l’art et sa façon d’interagir avec le public.

Les ventes aux enchères en ligne, les foires, les concours et les expositions sont, à travers la technologie, une force fondamentale pour le développement et l’évolution, modifiant nos vies et la vision que nous avons du monde de l’art. Un art de moins en moins statique, et qui pousse à regarder au-delà de ce qui est considéré comme « traditionnel », pour incorporer de nouvelles expériences et des formes modernes de produire, de distribuer et de commercialiser.

Dans les temps actuels, l’art et la technologie sont intimement liés. L’un et l’autre se complètent comme un processus, une ressource et un instrument lorsqu’un bon nombre de ces pratiques passent par un dispositif technologique dans le cadre de la réalité contemporaine ; les projections numériques, la cartographie, l’impression 3D, parmi d’autres techniques et applications complètent la création.

Une seule préoccupation résulte de tout cela ; avec la massivité on peut perdre le sens et la capacité de faire et d’évaluer l’art de qualité, car ce qui devient populaire n’est pas nécessairement bon. Les artistes sont donc confrontés au défi d’être plus ouverts aux nouvelles technologies qui conduisent à d’autres formes d’expression, mais ils doivent rester vraiment créatifs et imaginatifs, prêts à expérimenter et à se surmonter.

La plate-forme technologique doit être considérée comme un nouveau support, une option que l’artiste utilise et provoque. Alors que les réseaux sociaux sont le site d’échange des informations où les utilisateurs partagent les contenus, établissent des contacts constants et des mises à jour en temps réel, c’est aussi un lieu de débat, pour transformer des mauvaises habitudes, et la forme dont le spectateur pense, sent et perçoit le monde.

Les créateurs et les institutions cubains devraient se rapprocher de toutes ces possibilités offertes par la technologie, sans que cela n’implique un désintérêt pour les formes traditionnelles de concevoir une exposition ou une œuvre. Plusieurs galeries, musées, ateliers et fondations de l’île ont des sites Web, même avec des profils dans les réseaux sociaux qui sont plus faciles à faire, cependant, ils ne réalisent pas leur mise à jour systématique, et cela a à voir avec la gestion interne de chaque institution.

Pour le marché de l’art cubain confronté à des épreuves différentes, même des chocs internes, ces espaces aideraient beaucoup à la promotion et donc à la commercialisation d’œuvres principalement celles des artistes émergents.

Avec la situation sanitaire actuelle pour le nouveau coronavirus, les plates-formes virtuelles sont le cadre de l’art et, à Cuba, il devrait être considéré comme une autre option permanente. La création et le dialogue artistique interdisciplinaire touchent plus de monde à travers l’espace virtuel, nous aidant à réapprendre et à nous reconfigurer, la contemporanéité exige de plus en plus l’utilisation des réseaux, de notre adaptation, montrant l’essentiel d’un art qui provoque, propose et questionne.