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Holguín, 300 ans de sa fondation
Par Rachell Cowan Canino Traduit par Alain de Cullant
L’interview avec Hiram Pérez Concepción, président de l’Union Nationale des Historiens de Cuba dans la province.
Illustration par : Reinerio Tamayo

L’histoire, l’architecture, la culture, le patrimoine, au sens le plus large du terme, caractérisent les habitants d’Holguín qui, ce 4 avril fêteront le 300e anniversaire de fondation de leur ville. Depuis Habana Radio, nous nous joignons aux festivités à travers l’interview avec Hiram Pérez Concepción, président de l’Union Nationale des Historiens de Cuba dans la province.

Pourquoi la distinction de la ville d’Holguín ?

Il y a de nombreuses années, depuis l’origine de la République, on a commémoré, plus que la date de la ville, celle de García Holguín, c’est-à-dire le 4 avril 1545. On pourrait dire que les holguineros célèbrent chaque année trois dates du processus historique de la ville de Holguín : le noyau fondateur, qui est l’origine initiale ; la village, qui coïncide avec le même jour le 4 avril (1720), et l’attribution du titre de ville à Holguín (1752).

Les holguineros célèbrent les trois dates, quelque chose sui generis, par exemple pour la célébration de la semaine de la culture le cadre qui a été choisi a été celui de l’attribution du titre de ville et la prise de possession du gouvernement.

Nous avons été fondés par les habitants de Bayamo, mais nous avons été la première ville s’ayant maintenue telle durant une longue période. Ce sont toutes les étapes d’un processus de développement historique et social de cette région du Nord-est portant le nom de Holguín.

Que fait-on dans la ville pour cette célébration ?

Des travaux sont en cours quant à la restauration d’un groupe d’immeubles très importantes tels que La Periquera, un musée qui est un monument national. Cet édifice est très lié à l’histoire d’Holguín qu’il est également connu comme la ville de La Periquera.

Sur l’axe des rues principales Libertad et Maceo se trouvent les 12 parcs les plus importants de la ville. Ce n’est pas qu’Holguín possède tant de parcs, mais que les principaux sont sur ce tracé qui a été déclaré zone de protection de la république de Cuba. En ce sens, ils ont tous été restaurés pour cette date.

Des travaux ont été aussi réalisés dans l’Hôtel Saratoga, dans le centre de la ville, et dans d’autres bâtiments importants, principalement dans le Centre Historique. Tout comme son Boulevard.

Quelles sont les valeurs patrimoniales d’Holguín ?

Nous sommes une ville n’ayant pas une architecture somptueuse, plutôt modeste d’origine paysanne. Ce n’est pas comme les autres villes du pays qui, pour leur développement grâce au sucre, avait une architecture plus exceptionnelle, la nôtre est éclectique.

C’est aussi le système de places qui est unique à Cuba, c’est-à-dire, depuis la Loma de la Cruz jusqu’au Ferrocarril del Sur, on peut apprécier tous les parcs, qui sont très grands et liés à la vie sociale de la population. Ils sont très importants pour le développement de notre propre identité.

Dans la partie historique, nous pouvons souligner qu’à une occasion Che a nommé la ville comme un Martyr car ici ont eu lieu les Pâques Sanglantes : ici, les appelés Martyrs des Six Colonnes ont également été assassinés et un nombre important de combattants se sont liés à la cause révolutionnaire.

Dans cette ville est née Lucia Íñiguez et plus tard son fils Calixto García. Cette région a donné dix-huit généraux à la lutte pour l’indépendance. En d’autres termes, Holguín a non seulement une valeur patrimoniale tangible, mais aussi une grande valeur historique.

Les holguineros sont des gens se caractérisant par leur grand sentiment d’appartenance à la ville, se sont des gens bons et hospitaliers, vous faisant sentir comme à la maison, quelque soit l’endroit d’où vous venez. La ville des parcs est plus qu’épithète, c’est sans aucun doute un lieu essentiel dans l’histoire de notre pays et de nos racines. À son peuple : joyeux anniversaire.