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Guanabacoa : histoire et culture
Par Rolando Aniceto Traduit par Alain de Cullant
Le 14 août 1743, par la cellule royale de Felipe V, le village reçoit le statut de ville et on lui octroi les armoiries correspondantes.
Illustration par : Agustín Bejerano

En raison de ses racines indigènes, Guanabacoa n'a pas de date de fondation, et tout semble indiquer que le terme aborigène de son nom signifie lieu de nombreuses eaux. Le 12 juin 1554, la mairie de la ville de San Cristobal de La Havane accorde que ce village soit habité exclusivement par des aborigènes libérés quand les lois qui couvraient les encomiendas et l'esclavage des indiens ont été abolies.

Le 14 août 1743, par la cellule royale de Felipe V, le village reçoit le statut de ville et on lui octroi les armoiries correspondantes.

La municipalité de Guanabacoa, située à l'est de la capitale, est insérée dans l'historiographie quand, dès juillet 1555, le gouverneur Gonzalo Pérez de Angulo, avant l'attaque de La Havane par le corsaire Jacques de Sores, s’est réfugié dans ce village et il a été également le premier homme à « mettre les pieds dans la Polvorosa ».

Quand le savant allemand Alexander de Humboldt, considéré comme « Notre Deuxième Découvreur », est arrivé à Cuba en décembre 1800, il s’est référé à la bonté du climat et des eaux de cette municipalité, ce qui motivait la noblesse havanaise à préférer cet endroit pour élever leurs demeures et pour se reposer.

Parmi les sites les plus importants de la ville se trouve le Liceo Artístico y Literario, où José Martin a fait son premier discours public à Cuba, le 22 Janvier 1879. Il y a aussi l'Ermitage du Potosí, les paroisses de Santo Domingo et de San Francisco, cette dernière siège de la première École Normale pour les Enseignants de Cuba, de novembre 1857 et l'obélisque de La Jata. Guanabacoa est la seule municipalité de La Havane comptant six cimentiers.

Nous ne pouvons pas oublier l'un des plus illustres de ses fils, José Antonio Gomez y Pérez de Bullones, mieux connu comme Pepe Antonio, maire de la Santa Hermanda de Guanabacoa, qui a offert sa vie lors de la lutte contre l'agresseur britannique en 1762, qui a causé d'innombrables pertes et de nombreux prisonniers, le 26 juillet de la même année.

Quant à l'aspect artistique et culturel, les personnalités d'Ernesto Lecuona, Rita Montaner ou Ignacio Villa (Bola de Nieve), parmi d’autres, ont apporté leur art au-delà des frontières de Cuba.

Guanabacoa est aussi le siège d'importantes sociétés religieuses africaines, surgies lors de la conquête et la colonisation de Cuba, et qui, avec le catholicisme, constituent notre syncrétisme culturel, parmi celle-ci : la Regla de Ochá ou Santería, la Regla del Palo ou Palo Monte et la Société Secrète Abakuà.