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Fast and furious sous le soleil havanais
Par Rolando Pérez Betancourt Traduit par Alain de Cullant
À partir d’avril 2017, un film, certainement très rentable, montrera de nombreuses scènes tournées à La Havane. Il s’agit de la huitième partie de Fast and furious.
Illustration par : Carlos Javier Alonso Sosa

À partir d’avril 2017, un film, certainement très rentable, montrera de nombreuses scènes tournées à La Havane, d'où le fait que ces jours-ci le sujet soit récurrent, surtout de la part des habitants qui vivent, ou passent, à proximités des rues et avenues se remplissant des équipes de tournages, des autos et des essais et qui, bientôt, se convertiront en scènes de tournage de la huitième partie de Fast and furious.

Il n’y a pas besoin d'être un spécialiste pour prévoir que les autos voleront bas sur le Malecón et que l’œil des caméras, sur terre, mer ou en hélicoptère, chercherons avec obsession l'entrée de la baie havanaise, escortée par le Morro et La Cabaña, le symbole de « ce qui se passe à La Havane, Messieurs », une ville à la mode, qui le nie ?

Le célèbre almendrón (vieille voiture américaine) sera également un personnage roulant et, en ce sens, ceux qui interviendront dans le film ont déjà été sélectionnés par la maison de production d’Hollywood, tout comme les extras indispensables.

Bien que n’étant pas un amateur de ce type de film, je respecte les goûts et les affinités, et le métier m’oblige à tenir compte et à reconnaître les influences des superproductions dans l'imaginaire populaire qui, non par goût, alors que j’apprend à conduire à mon petit-fils âgé de dix-huit ans et de le voir un peu fou pour appuyer sur l'accélérateur, la première chose qui m'est venue en tête a été : « Calme-toi, ce n’est pas Fast and furious », des films qu’il connaît à fond et ce ne serait pas surprenant qu’actuellement il essaie de mettre la tête dans n'importe quelle rue de La Havane choisie comme set afin de voir s’ils n’ont pas besoin d’un as du volant cubain, sympathique et intelligent, en plus.

Heureusement, les protagonistes de la saga ne se lassent pas de faire des alertes à la retenue et à la mesure pour conduire, car ils savent que la vie n’est pas un film, et il n'est pas surprenant que le sujet soit présent dans un bon nombre de leurs entrevues.

Sans rien savoir sur le script, que les producteurs gardent dans un coffre-fort, le huitième épisode répondra de nouveaux aux attentes d'un public fidèle aux postulats de la série : un cinéma spectaculaire et d’excellente facture pour recréer des scènes spéciales que l’on peut croire seulement en les voyant et, parcourant la trame de bout en bout, une chaîne d'intrigues, d’amours contrariés, d’amitié, de trahison, d’intrépidité et beaucoup de violence, des éléments qui ne doivent jamais manquer dans les superproductions ayant de très grands budgets destinées à un public exigeant des nouveautés et des surprises, mais jamais sans sortir des postulats qu’exige un marché mondial d’affinités bien établies. Il faut rappelé que la septième partie de Fast and furious a été le deuxième film le plus rentable de l’année 2015, très proche en revenu des 1 500 millions dollars qu’a rapporté le premier, la quatrième partie de Jurassique Park, une saga produite par Steven Spielberg et dirigée par Colin Trevorrow.

Donc, allez Fast and furious sous le soleil havanais.