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Eduardo Roca Salazar « Choco », Prix National des Arts Plastiques 2017
Par Virginia Alberdi Benítez Traduit par Alain de Cullant
L'attribution du Prix National des Arts Plastiques 2017 à Eduardo Roca Salazar « Choco », reconnaît la trajectoire de l'un des créateurs les plus importants pour le reflet de l'identité insulaire et l'innovation dans les techniques de la gravure.
Illustration par : Eduardo Roca CHOCO

L'attribution du Prix National des Arts Plastiques 2017 à Eduardo Roca Salazar « Choco », reconnaît la trajectoire de l'un des créateurs les plus importants pour le reflet de l'identité insulaire et l'innovation dans les techniques de la gravure.

Le jury - présidé par José Manuel Fors et intégré de quatorze notables plasticiens cubains – chargé de remettre la plus haute reconnaissance dans ce domaine du Ministère de la Culture et du Conseil National des Arts Plastiques, a pris en compte l'impact de l'œuvre de Choco quant à la visualité cubaine contemporaine, à son importante présence dans les circuits internationaux, à l’appui de la critique et à l'exercice conséquent de son magistère.

Né à Santiago de Cuba en 1949, il a fait partie du contingent initial des instructeurs d'art, il est rentré à l'École Nationale d'Art de Cubanacán et, ensuite, à la Faculté des Arts et des Lettres. Depuis que ses travaux ont été connus, dans les années 70, une vocation marquée est devenue visible pour révéler son identification avec les clés ethnoculturelles de la nation et pour trouver des chemins originaux dans son expression.

L'artiste est diplômé en Histoire de l'Art de l'Université de La Havane et a développé un important travail comme enseignant dans des institutions de cette spécialité à Cuba et en Espagne.

Dans la gravure, il a développé la collégraphie dans le milieu cubain, sur la base d'une appropriation picturale de cette technique consistant à coller et à insérer des éléments pour être tintés et pour obtenir des textures suggestives.

Sa trajectoire dans la graphique nationale contemporaine compte plusieurs expositions, lesquelles ont voyagé au-delà de nos frontières en traduisant, d'une façon très personnelle, les symboles et les sentiments de l'identité cubaine. « Choco sait que seulement l'art nous accompagne dans l'aventure de la transgression et de la métamorphose. Son œuvre contribue à que nous nous comprenons mieux comme êtres humains car en elle nous découvrons un autre chemin au-delà du royaume de l'imagination … », à écrit Miguel Barnet a écrit à propos de son expositions Abanico de posibilidades, marquant sa présence « en solitaire » dans le Musée de Beaux Arts.

Une sensibilité de cet artiste s'est détachée, ce qui l'a poussé à l'expérimentation constante dans la graphique du pays. La Biennale de La Havane et les foires internationales comme Arco Madrid et Art Bassel ont accueilli ses propositions, par lesquelles il a obtenu différents prix et mentions, ainsi que des distinctions dans le panorama national.

En 2017, l’œuvre de ce notable artiste a été présentée dans diverses expositions, aussi bien personnelles, comme Equilibrio humano, dans la galerie Artemorfosis de Zurich, qui a été qualifié comme l'une des points de repère les plus importants de la saison dans le panorama des arts plastiques de cette ville suisse, que collectives comme le projet Haciendo puentes, présenté à Baltimore.

À Cuba, des œuvres de Choco sont thésaurisées dans le Musée National de Beaux Arts, dans le Conseil National des Arts Plastiques, dans le Centre Culturel Pablo de la Torriente Brau, au Ministère de Culture et dans les institutions du Bureau de l'Historien de la ville de La Havane. Quant aux collections internationales, on en trouve dans le Musée de l'Afrique, de Chicago, États-Unis ; dans le Musée de l'Estampe, de Mexico ; dans le Musée de Querétaro, au Mexique ; dans l’University of the West Indies, la Trinité-et-Tobago ; dans la Fondation Joan Miró, Palma de Majorque, Espagne ; dans le Centre international de l'estampe, URDLA, de Lyon, France ; dans la Fondation Ludwig, en Allemagne ; dans le Musée de l'Université de Tama, au Japon ; dans la Galerie Franco, Santa Fe de Bogotá, en Colombie ; dans le Musée de Kochy, au Japon. Ses œuvres sont aussi présentes dans le catalogue de diverses collections privées de Cuba, du Mexique, des États-Unis, de Colombie, du Canada, de Panama, de Porto Rico, de Martinique, d’Espagne, d’Italie, de France, d’Allemagne, de Suisse, de Suède, de Grande-Bretagne, de Chine, du Japon.

Parmi les reconnaissances reçues par ce créateur se trouvent le Prix de Gravure, dans le Salon National Juvénile d'Arts Plastiques, La Havane, en 1977 ; la Médaille d’Honneur du Salon de la Graphique de Bulgarie, en 1981 ; le Grand Prix de la IVe Triennal Institut de Gravure du Japon, en 1999.

À Cuba, il a été reconnu en 1995 avec l'Ordre pour la Culture Nationale, et, en 2000, au Japon, il a obtenu le Premier Prix de la Biennale de Gravure de Kochi.