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Danse Classique et Septième Art
Par Jesús Dueñas Becerra Traduit par Alain de Cullant
Le film Giselle, réalisé par Enrique Pineda Barnet en 1963, est un joyau, et des projets similaires devraient être tentés avec d’autres œuvres pour laisser à la postérité un héritage chorégraphique et artistique.
Illustration par : Robin Sánchez Pau

La première danseuse Viengsay Valdés, directrice général du Ballet National de Cuba (BNC), Patrimoine Culturel de la Nation, a souligné la précieuse contribution du cinéma à la danse en tant que manifestation clé de l’art cinématographique pour enregistrer des informations historiques exactes.

Selon le critère de l’une des figures « clef » de l’emblématique compagnie, à la fois cubaine et universelle, « il y a des danseuses qui ont du mal à transmettre en mots ce qu’elles ressentent en dansant et une simple explication verbale ne parvient pas à exprimer ce qui les motive. Cependant, une image peut nous aider à saisir rapidement ce qu’elles veulent dire avec un geste ou une séquence dans une histoire ».

Selon des déclarations à la presse locale, celle qui est aussi un membre illustre de l’Union des Écrivains et des Artistes de Cuba (UNEAC) a déclaré que le grand écran a offert de grands hommages durant la vie de la prima ballerina assoluta Alicia Alonso (1920-2019), dont nous célébrons le centenaire cette année.

Des matériels audiovisuels dans lesquels est enregistrée l’excellence artistique et professionnelle de l’immortelle danseuse, professeur et chorégraphe, ont été immortalisés par plusieurs productions réalisées avec l’Institut Cubain de l’Art et de l’Industrie Cinématographique (ICAIC).

« Le septième art nous a permis de connaître différentes tendances de la danse et d’avoir une idée de ce que furent Anna Pavlova, Isadora Duncan, Loie Fuller et la propre Alicia Alonso », a-t-elle ajouté.

Selon elle, « Le film Giselle, réalisé par Enrique Pineda Barnet en 1963, est un joyau, et des projets similaires devraient être tentés avec d’autres œuvres pour laisser à la postérité un héritage chorégraphique et artistique, car il y a des interprétations de danseurs expérimentés qui méritent d’être préservées ».

D’autre part, elle a signalé que « les connaissances acquises au cours des années d’étude et de pratique justifient la documentation, parfois nous laissons échapper des moments pour la danse, qui déterminent une référence vers l’avenir, nous devons nous soucier de ce que nous allons laisser aux générations futures et offrir quelque chose de très grande valeur ».

Viengsay Valdés aimerait élargir l’histoire des collaborations entre le BNC et l’ICAIC dans le but d’enregistrer le concept des pièces principales du répertoire, et de commencer – bien sûr – avec ceux de l’illustre danseuse. « Un bon film nous permettrait de travailler plus facilement avec des dramaturges, des scénaristes, des acteurs, des gens ayant de l’expérience dans le cinéma pouvant apporter beaucoup aux danseurs quand il s’agit de faire le travail de table nécessaire avant le tournage ou une interprétation dans le théâtre. Nous devons nous réunir pour enrichir un art aussi inclusif que le ballet.

Dans les années 1960, l’expérience avec Pineda Barnet a contribué de recueillir l’un des grands classiques et a fourni des outils d’interprétation qui ont marqué de nombreux danseuses, certaines encore actives dans la pédagogie telles qu’Aurora Bosch, Loipa Araújo, et Ramona de Sáa ».

Viengsay Valdés estime que les images des classes et des essais devraient être archivées, car elles font partie de l’héritage d’une époque et perpétuent l’expérience personnelle de chaque danseur et maître.

Enfin, il ne faut pas oublier que le septième art et la danse classique occupent une place commune dans la composante spirituelle de l’inconscient.