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Danny Glover, James Early, la question raciale et la Casa
Par La Ventana Traduit par Alain de Cullant
Danny Glover et James Early sont arrivés dans la Casa de las Américas pour dialoguer sur les luttes des personnes d’ascendance africaine dans les nouveaux scénarios aux États-Unis.
Illustration par : Arnays Camaraza

Danny Glover et James Early sont arrivés dans la Casa de las Américas pour dialoguer sur les luttes des personnes d’ascendance africaine dans les nouveaux scénarios aux États-Unis. Toutefois, l’échange, qui a duré peu plus d’une heure et demie, a également abordé d’autres thèmes liés à la question raciale, aux mouvements sociaux sur le continent, à la solidarité Cuba – États-Unis, au progrès, aux droits civils et à la lutte contre la discrimination et la pauvreté dans la région.

 

« J’ai connu la Révolution Cubaine à travers les syndicats où mes parents militaient, un groupe de personnes d’ascendance africaine qui, dès 1959, croyaient à la possibilité de connecter leurs luttes avec les luttes de Cuba et de construire une solidarité entre mon pays et le vôtre », a dit l’acteur américain, qui est l’un des militants les plus connus pour les droits des personnes d’ascendance africaine aux États-Unis et des minorités dans ce pays anglo-saxon.

 

Pour Danny Glover, parler de race aux États-Unis, s’associe généralement au mouvement des personnes d’ascendance africaine, lequel est à son tour étroitement lié à l’esclavage. « La question raciale à Cuba est une institution pour nous aux États-Unis. Dans mon pays, il est encore fréquent de voir les noirs, les femmes, les minorités sociales soumis par la police et c’est très triste ».

 

Pour sa part, James Early - membre du comité politique de l’Articulation Régionale des Personnes d’Ascendance Africaine en Amérique Latine et dans les Caraïbes – a souligné que même s’il y a des débats très utiles sur la façon de comprendre les problèmes raciaux en Amérique Latine et dans les Caraïbes, la vérité est qu’il  y a encore beaucoup de chemin à parcourir dans ce sens.

 

« Le fait de la Casa de las Américas accueille un Programme des Études sur l’Afro Amérique est déjà une avance, car cela nous permettra de mieux comprendre la question raciale sur notre continent. En outre, c’est très importante que Cuba étudie cette dimension à partir du point de vue social, historique et contemporaine et dans un contexte comme le latino-américain », a déclaré James Early, qui a également précisé que « la race est un mensonge qui a laissé de profond empreintes dans la qualité de vie des gens ».

 

« Nous devons lutter contre l’homophobie, la misogynie, le racisme et toutes les formes de discrimination. Mais, par-dessus tout, pour être des hommes complets, nous devons être des citoyens complets. Nous devons être les protagonistes de nos propres histoires », a assuré Early, qui est aussi membre du Conseil de l’Institut des Études Politiques.

 

Les deux personnalités ont également convenu que leur visite à Cuba a comme l’un des objectifs fondamentaux d’interagir avec les jeunes artistes, intellectuels et dirigeants pour tendre ainsi un pont avec les nouvelles générations d’étasuniens et de poursuivre le travail de solidarité qui s’est développé au fil des ans.