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Carlos Enríquez : Le 120e anniversaire de sa naissance
Par Yuris Nórido Traduit par Alain de Cullant
Ce don pour recréer les nuages voluptueux et colorés de l’île, la sensualité ludique des femmes, le charme du paysage des champs... fait de Carlos Enríquez l’un des classiques de nos arts visuels.
Illustration par : Carlos Enríquez

Ce don pour recréer les nuages voluptueux et colorés de l’île, la sensualité ludique des femmes, le charme du paysage des champs... fait de Carlos Enríquez (Zulueta, 3 août 1900 – 2 mai 1957) l’un des classiques de nos arts visuels.

Le pinceau n’a pas suffi pour dominer son impulsion créatrice : il a également écrit plusieurs romans. Il a intégré le groupe le plus pertinent de nos avant-gardes tardives, à la stupéfaction de certains puristes, qui ne pouvaient admettre certains accents réalistes, certains érotismes « divagants ».

L’art a pu faire plus. La facilité du coup de pinceau, l’enchantement dans les transparences, la maîtrise des nuances ont marqué un style parfaitement reconnaissable. Les légendes paysannes, les personnages historiques, les rêveries, les créatures confluentes ont peuplé son paysage. La dénonciation sociale est rendue explicite ici et là.

Carlos Enríquez est mort avant son 57ème anniversaire, dans son mythique domaine El hurón azul, abandonné par beaucoup de ses amis et des membres de sa famille.

Il a légué une œuvre emblématique du modernisme cubain. Par chance, le Musée National des Beaux-arts possède une importante collection.